Marre de la baguette qui s’la pète !
11 juillet 2008
Ma boulangère, c’est une vraie star.
Tout juste si elle est pas lookée en Prada.
Forcément, tous les midis y a une queue qui n’en finit pas devant sa boulangerie à la déco d’autrefois. Un peu comme devant chez Bertillon.
Un tel succès, ça vous monte vite à la tête. Et y a de quoi.
Des fois même, j’ai vu des gens au bord du suicide quand ils ont appris qu’y avait plus de baguette.
Un vrai coup de massue. Ils repartent la mine déconfite en scrutant désespérement le four à pain du regard, des fois que.
Mais non, ils ont loupé la dernière fournée de 18h30 et là, ça pardonne pas.
Y a belle lurette que toute la collection haute couture boulangère y est passée : la campaillette, la rustiquette, la brindillette…
Même la classique de base à 90 centimes, y a pu.
D’ailleurs c’est pas pour dire, mais je soupçonne fortement ma boulangère Prada de faire exprès de pas en faire beaucoup des baguettes à 90 centimes.
Comme ça ni vu ni connu, j’te roule dans la farine et j’te refourgue la campaillette à 1,05euros !
Bon. Y a aussi un autre truc qui me reste en travers.
Vous avez remarqué qu’on peut plus acheter de fraises tagada ou d’ourson en chocolat dans les boulangeries ?
Y paraît, (je le tiens de mon Jules qu’est très calé sur la question) que les boulangères elles en ont marre de compter les tétines, les oeufs au plat et les réglisses à 10 centimes.
Et tous ces enfants (et un peu moi aussi) qu’elles plongent dans une profonde tourmente et dépression gourmande. Elle y a pensé ?
Tout ça pour vendre un peu plus de baguettes « qui s’la pètent » avec son air enfariné.
C’est dégueu.








11 juillet 2008 à 8 h 43 min
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12 juillet 2008 à 0 h 01 min
alors je ne saurais trop que te conseiller d’aller promener tes oreilles chez ma copine/marraine Elise Caron,
chantant « la boulangère »… façon titi parisien
13 juillet 2008 à 19 h 13 min
Moi, depuis Carine Viard dans le dernier Klapish, je n’arrive plus à m’imaginer une boulangère différente de celle qu’elle interprète. C’est pas du Prada, mais il n’empêche, qu’elle aussi, se la pète!